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Jean Louis Saez

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Jean Louis Saez, entraîneur tout-terrains

 

Ma carrière d’entraîneur m’a amené à vivre plusieurs expériences. Entraîneur joueur à Arles, je me suis ensuite consacré à mon poste de technicien une fois mes crampons définitivement raccrochés. Ensuite, j’ai été adjoint en L1 et L2, assurant même l’intérim en tant qu’entraîneur principal lors de deux rencontres de L1. Passé ensuite entraîneur de l’équipe réserve de l’ACA, je dirige l’équipe féminine du MHSC depuis juin 2013.

Toutes ces expériences sont bien différentes : du statut d’entraîneur joueur qui doit avoir le nez dans le guidon durant les matchs mais aussi le recul nécessaire pour analyser et essayer d’anticiper, je suis passé au rôle d’adjoint, celui de l’homme de l’ombre par excellence qui doit être à l’écoute, temporiser et faire profiter l’entraîneur principal de sa position en recul afin de l’aider au mieux. Enfin, le rôle d’entraîneur d’équipe réserve est à la fois technique car il faut gagner des matchs mais a aussi une forte dimension psychologique pour relancer des joueurs en perte de confiance et les aider à se fondre dans un collectif avec lequel il ne s’entraîne pas la semaine pour ce qui concerne les professionnels laissés à disposition par l’entraîneur de l’équipe fanion.

Tout cela m’a fait comprendre une chose : entraîneur est un métier unique mais avec de multiples facettes. Le maître mot de ce métier reste pour moi de savoir s’adapter. Cela ne veut pas dire renier ses convictions au contraire mais il faut savoir s’imprégner du contexte dans lequel on est pour ensuite mieux arriver à faire passer ses idées et à les transmettre sur le terrain. Le football féminin m’a confirmé cette sensation.

A mon arrivée j’ai rencontré des jeunes filles, des lycéennes, des femmes
des étudiantes, des joueuses pour qui le foot était un loisir de haut niveau qu’elles associaient à un travail à côté pour pouvoir vivre. Le foot féminin est en pleine mutation vers le professionnalisme mais il y a encore des obstacles et, malgré les moyens mis en place, cela ne se fait pas sans mal. Il faut savoir faire comprendre aux joueuses les exigences du foot de haut niveau, mais, quand on fait de la formation et que l’on lance des jeunes joueuses comme c’est notre cas à Montpellier, on ne peut pas non plus demander aux gamines de sacrifier leurs études pour un football qui ne peut pas encore leur assurer des lendemains qui chantent. Côté terrain, j’ai découvert des filles volontaires, appliquées, hargneuses et à l’écoute. Elles analysent, réfléchissent, sont demandeuses d’explications... Là aussi il a fallu s’adapter.

 Au même titre qu’entraîneur en équipe masculine, adjoint ou entraîneur de réserve pro, c’est un domaine avec ses spécificités. Dans tous les cas, il y a de la gestion humaine, de la tactique, de la technique, un groupe à mener vers un objectif commun et bien sûr le rectangle vert, le terrain, là ou tout se dessine et se décide. Cette nouvelle expérience passionnante dans le foot féminin n’a fait que confirmer ma conviction la plus profonde : Pour moi l’entraîneur est un homme de terrain mais pas seulement, il doit avoir un côté tout-terrain justement. C’est cela qui rend ce métier si passionnant.

 

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