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Jean Luc Vasseur (Créteil)

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Il faut viser les etoiles, pour atteindre la lune

L'envie d'entraîner est venue naturellement. Je suis comme Obélix, tombé dans la marmite quand j'étais petit ! Le vestiaire est une micro-société passionnante et j'aime le fait d'y avoir une place. En choisissant ce métier après avoir été joueur, c'est juste celle-ci qui change.
Mon credo, c’est juste le jeu. On ne peut rien dissocier, ni la tactique, ni la technique.
Dans une philosophie de jeu, tout est lié. Après il faut que les joueurs s’approprient notre message. Avec sept ou huit séances par semaine et un match le week-end, le cadre de la formation est idéal pour faire comprendre aux joueurs qu’ils doivent s’interroger sur les exercices et être dans une réflexion par rapport au jeu. Cependant, il faut également créer un climat convivial, leur apprendre) partager, à offrir, à se tenir en société.
La clé c’est l’animation, pas le système. Moi je fais mes choix par rapport à mon effectif et chaque année, au recrutement, je suis toujours dans l’adaptation et la recherche. En National, il y a beaucoup d’équipes fortes défensivement. Du coup ma première saison à Créteil a été compliquée tactiquement, car il faut vraiment éviter de se mettre en danger. Dans l’idéal, je considère qu’il faut se reposer sur la qualité collective, relancer les ballons depuis la défense, avoir un gardien bon au pied, beaucoup de mobilité au milieu et un gros travail de dézonage des joueurs offensifs. Voilà quels sont les principes directeurs   
Emotionnellement, c’est un milieu très intense, avec beaucoup d’interférences venant de l’extérieur. Si un joueur n’est pas bien dans sa tête, cela se ressent sur le terrain. L’être humain est une machine complexe. Un groupe bien plus encore.
Après une première saison compliquée, nous avons su apprendre de nos erreurs et être plus efficaces l’année suivante pour finalement remporter le titre et être promus. Avant, il nous manquait de la régularité et un peu d’intensité à certains moments, notamment sur les phases arrêtées.
Nous voici désormais à l’étage au-dessus, il y aura forcément une période d’apprentissage, mais nous ne partons pas de zéro. L’exigence du professionnalisme, l’omniprésence des médias, la taille des stades, tout est plus grand en Ligue 2. Ca fera beaucoup d’émotions à gérer, mais il faut que nos ambitions soient toujours élevées. La Ligue 2 n’est pas une fin en soi, il faut viser les étoiles pour atteindre la lune

 

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