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Mickaël LANDREAU : Première Saison sur un Banc

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Après (presque) une année à la tête des Merlus, nous sommes revenus avec Mickaël LANDREAU sur son parcours d’éducateur qui a débuté, vous le verrez, il y a bien plus d’un an…. une destinée toute tracée !


Comment s’est déroulé votre parcours d’éducateur ?
« J’ai rapidement su que si j’avais envie de devenir coach, je pourrais l’être. Je dis « envie » car pour moi, être coach, c’est avant tout avoir de l’énergie, de la passion et la volonté de faire ce métier. Le jeu collectif, le jeu d’équipe, les associations, la complémentarité sont des éléments qui m’ont plu dès le départ, même lorsque j’étais joueur. J’ai donc rapidement passé tous les diplômes possibles. Dès l’âge de 20 ans, j’ai suivi des formations auprès du district et de la ligue : l’initiateur 2, l’animateur Seniors, le BE1 puis, le BE2 de l’époque… »

À cette période, étiez-vous déjà en situation d’entrainement ?
« J’emmagasinais mais on ne peut pas dire que j’allais pratiquer et prendre une équipe. Cela m’arrivait de temps en temps, mais rien de régulier. Je ne pouvais pas me mettre en situation pédagogique tant que je jouais. J’ai donc attendu la fin de ma carrière. Au moment de m’inscrire au BEPF, il fallait que je sois dans un club pour coacher. J’ai donc rejoint le Paris FC en tant qu’adjoint, la saison dernière, où je prenais l’équipe sur des entrainements. »


Justement, est-ce que le passage de la théorie à la pratique a été quelque chose de fluide ?
« Je voulais apporter le maximum de contenu à travers la richesse des exercices et une cohérence entre le discours et le plaisir que peuvent prendre les joueurs en pratiquant. J’ai donc rapidement identifié l’importance de composer un bon staff. J’ai tout de suite voulu être accompagné par quelqu’un qui avait beaucoup d’expérience de terrain. C’est pourquoi je travaille aujourd’hui avec Philippe BIZEUL qui cumulent 15 ans à la formation du Stade Rennais et plusieurs saisons en ligue1, ligue2. Sur des points précis, j’ai vite senti qu’il avait une expérience et une justesse d’intervention. Il en est de même pour mon deuxième adjoint, Florent GHISOLFI. Je n’hésite donc pas à leur laisser gérer des parties d’entrainement pour me laisser le temps de continuer à emmagasiner. Du coup, j’ai pu mettre plus d’énergie dans d’autres domaines comme le management de l’équipe, celui du staff ou bien encore, la relation entraineur-joueur. »

Quels sont les domaines que vous souhaitez encore creuser ou exploiter ?
« J’aime tout creuser ! J’aime m’enrichir ! Quand j’étais en formation à l’École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), j’ai rencontré des professeurs, je me suis interrogé, j’ai travaillé sur des conférences de presse… Je me suis enrichi de tout. Je trouve que tout est intéressant ! De plus, je ne peux pas tout faire seul. Je dois à la fois être dans la maitrise, l’observation tout en étant en capacité de déléguer, de partager… »

Comment s’est passée votre prise de fonction au FC Lorient contexte du football pro où des résultats sont attendus ?
« Cela dépend des phases. Les 3 premiers mois, je ne pensais pas pouvoir trouver du temps pour cela… Du fait que ce soit nouveau pour moi, j’ai mis beaucoup d’énergie. En même temps, cela correspondait à une période de mercato où nous étions en sureffectif et pour moi, il était inenvisageable de créer deux groupes : les joueurs qui seront amenés à rester et ceux « du loft », comme on entend parfois. Nous avons donc fait un seul groupe avec jusqu’à 36 joueurs présents sur une même séance. Comme nous étions en préparation, je voulais que tous les joueurs aient le même entrainement et le même temps de jeu. Nous avons relevé ce challenge car j’estime que chaque joueur sous contrat mérite du respect. Malgré la situation de certains joueurs, j’ai essayé de les mettre dans les meilleures conditions. Au bout des 3 mois, je me suis dit que tenir ce rythme serait compliqué. Mais après le premier mercato, ma découverte du club, du centre de formation, nous avons pu mettre en place des choses pour recréer une dynamique de club. Avec le recul, je me dis que j’ai pu appréhender cette période car j’étais bien préparé et armé ! »

Pour finir, quelles sont aujourd’hui vos relations avec l’Unecatef ?
« Tout au long de ma vie, je me suis attaché à être fidèle. Aujourd’hui, mon engagement représente une forme de solidarité vis à vis de mes collègues entraineurs et ceux en recherche d’emploi. Je le fais simplement pour cela ! Par contre, je sais très bien que c’est toujours un entraineur qui en remplace un autre donc je me doute bien que cette solidarité aura aussi ses limites mais pour l’instant, elle m’anime ! Il faut être solidaire pour que la fonction d’entraineur soit respectée et défendue. Les entraineurs sont au cœur du projet ! »

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