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Patrick Gonfalone, entraîneur national

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La formation française moteur de la Premier League !

Les 3 derniers meilleurs joueurs élus en Premier League sont issus de la formation française. Eden Hazard, formé au LOSC, Ryad Mahrez, formé à Sarcelles, et enfin N’Golo Kanté, formé à Suresnes, sont tous les trois des exemples parfaits de la qualité de nos formateurs, qu’ils soient dans le monde professionnel ou amateur. Mais comment expliquer cette réussite de nos joueurs à l’étranger jusqu’à dominer le championnat réputé le plus difficile au monde ?

Nous avons posé la question à Patrick Gonfalone,
entraîneur national et responsable de la formation des entraîneurs professionnels.

Comment expliquez-vous que les joueurs formés en France réussissent aussi bien à l’étranger ?

La formation française est reconnue à travers le monde pour sa qualité, en témoignent les statistiques qui placent la France comme un des pays les plus productifs de joueurs dans les grands championnats européens. D’ailleurs, d’autres pays comme les États-Unis, ont choisit la DTN française pour former leurs formateurs. Maintenant, concernant les joueurs en particulier, il me semble que leur formation française leur offre des bases de qualité sur lesquelles s’appuyer afin de développer les compétences requises pour s’adapter lorsqu’ils vont jouer à l’étranger dans un football différent.

Cette adaptabilité vient-elle d’un football français moins identifiable que d’autres ?
Nous pensons ne pas avoir d’identité de jeu car nos joueurs possèdent un registre extrêmement divers et varié qui leur permet de s’adapter à toutes les cultures de jeu. C’est d’ailleurs une grande richesse !

“Les centres de formation ne sont qu’une filière pour devenir professionnel”

À l’instar des jeunes barcelonais, par exemple, qui peinent souvent à s’imposer à l’étranger…
C’est exactement ça ! On va choisir un espagnol parce que l’on sait comment il joue, on va prendre un anglais parce que l’on connait ses caractéristiques. Par contre, le français est intéressant parce que l’on sait qu’il va pouvoir s’intégrer dans n’importe quelle culture et exploiter toutes ses qualités. Ce n’est pas un hasard si nos sélections de jeunes sont presque toujours dans le dernier carré européen !

Mahrez et Kanté, eux, sont issus du milieu amateur français. Est-ce la preuve que le travail y est également de grande qualité ?

Tout à fait. C’est d’autant plus vrai que les centres de formation ne sont qu’une filière pour devenir footballeur professionnel. Nous avons établi, au sein du football français, un certain nombre de structures qui ont pour but justement de s’adresser à tous ceux qui ont du talent, des qualités, mais qui n’ont pas pu intégrer momentanément les centres de formation pour diverses raisons. Les clubs amateurs qui souhaitent proposer trois ou quatre entraînements par semaine, mais qui n’ont pas forcément les moyens de le faire, peuvent ainsi s’appuyer sur une section sportive, par exemple, afin de développer au mieux le potentiel de leurs jeunes joueurs.
 

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