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William Prunier : “Le milieu amateur ? une formidable école”

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Après une carrière de joueur professionnel bien remplie, l’ancien défenseur formé à l’AJ Auxerre, William Prunier, poursuit sa passion du ballon rond en tant qu’entraîneur dans les plus hautes divisions du football amateur.

 

Pourquoi avoir choisi de devenir entraîneur ?

J’ai pris ma retraite de joueur à 36 ans et il était alors inconcevable pour moi de devenir un jour entraîneur. Je souhaitais prendre mon temps pour me reconvertir en dehors du football, mais c’est compliqué de démarrer une toute nouvelle vie. En tant que joueur, nous vivons un peu dans une bulle et nous ne sommes pas vraiment prêt pour le jour où tout s’arrête net.

 

Pourtant, vous avez ensuite retrouvé les terrains…

Effectivement. J’ai été sollicité par l’UNFP et la FFF afin de réaliser un bilan et un tour d’horizon des possibilités de reconversion. Il m’est alors apparu que pour retrouver les mêmes sensations qui avaient jalonné ma vie jusqu’ici, le meilleur moyen restait de devenir entraîneur.

 

Comment s’est déroulée votre formation ?

J’ai passé les premiers degrés et effectué plusieurs stages dans des clubs avant d’être sollicité, en 2007, par Stéphane Paille qui venait d’être embauché à l’AS Cannes. Ce rôle d’adjoint m’a permis d’apprendre beaucoup de choses et de mettre en pratique la théorie acquise lors des formations fédérales. Je suis ensuite devenu N°1, en 2010, à Cugnon qui venait de descendre en DH afin de m’aguerrir en tant qu’entraîneur principal.

 

“Les divisions amateurs permettent d’apprendre énormément”

 

Après Cugnon et Colomiers, vous prenez les reines de la réserve de Montpellier avant de retrouver un club amateur, le SC Toulon, en mai dernier. Quelles différences existe-t-il entre les mondes professionnel et amateur ?

Beaucoup plus de confort dans le monde professionnel, car les joueurs sont sous contrat, les installations sont idéales et vous avez tout le nécessaire pour bien travailler. Je pense même que parfois c’est trop et que ce confort engourdi certains entraîneurs qui restent au même poste pendant dix ou quinze ans. Si on ne se met pas un peu en danger, on finit par ne plus avancer…

 

Vous vous sentez plus à votre place dans un club amateur ?

 

Amateur ou professionnel, ce n’est pas un problème. De plus, à Toulon, tous mes joueurs sont sous contrat, aucun ne travaille à côté et les installations sont très bien également, donc dans l’absolu notre fonctionnement est le même qu’un club professionnel. Néanmoins, les divisions amateurs permettent, à mon sens, d’apprendre énormément notamment sur l’aspect humain. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard de voir, aujourd’hui, de plus en plus d’entraîneurs au plus haut niveau ayant fait leurs armes dans le milieu amateur. C’est une formidable école !

 
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