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Témoignages 2015/2016

Philippe Hinschberger : DMVE 12

Un petit mot pour évoquer votre par- cours de joueur ?
J’ai effectué toute ma carrière à Metz où je suis resté 21 ans dont 14 en tant que joueur professionnel. Puis j’ai été respon- sable du centre de formation.Au total, j’ai joué 480 matches de championnat et gagné la Coupe de France à deux reprises en 1984 et 1988 et la Coupe de la Ligue en 1986. J’ai également fait partie de l’équipe qui avait réalisé un exploit en Coupe UEFA en éliminant le FC Barcelone ! 

Où avez-vous débuté comme entraîneur ?
J’ai commencé en tant que techni- cien au centre de formation puis suis devenu adjoint de Farouk Hadzibegic à Sochaux. Ensuite, j’ai entraîné Louhans- Cuiseaux, Niort à deux reprises, Le Havre, Laval et Créteil avant de revenir à Metz. 
 

Vous êtes estampillé coach de Ligue 2...  

Tout à fait. J’ai effectivement beaucoup entraîné en L2, notamment cinq saisons à Laval, mais aussi quelques années en National. Malheureusement, je n’ai pu coacher en Ligue 1 mais je ne regrette pas ces passages aux étages inférieurs. 

Vous avez démissionné de Créteil. Un regret ?
Je sortais d’une dernière année difficile à Laval. Je suis allé à Créteil mais on s’est fait éliminer en Coupe de France par Saint-Maur, club de DH, et à partir de là, honnêtement, j’ai eu peur de ce que j’allais affronter. J’ai eu un profond dégoût du foot à ce moment-là et on s’est séparé d’un commun accord. 
 

Comment rebondir dans ces cas-là ?  

Pendant trois mois, je n’ai rien fait, j’avais besoin de me reposer et de me ressourcer psychologiquement.Puis, je me suis retrouvé sur le marché.Je n’ai pas eu vraiment de propositions, seulement une possibilité à Grenoble mais ça n’a pas abouti.J’ai été plutôt surpris après ma période lavalloise. J’avais peu de contacts et je ne comprenais pas car le travail effectué auparavant méritait à mon avis un peu plus de considération. Le téléphone a arrêté de sonner. Quand vous êtes entraî- neur d’un club pro, vous êtes constam- ment sollicité notamment par les agents qui cherchent à placer leurs joueurs. D’un coup, c’est le silence, vous n’existez plus aux yeux des autres.C’est déstabilisant. Cela dit, je n’ai pas à me plaindre car en 23 ans, je n’ai raté qu’une reprise de début de saison.  

Pourquoi avez-vous intégré DMVE ?  

Je fais partie du comité directeur de l’UNECATEF et il était normal de montrer l’exemple en participant à ce programme de formation. La qualité des intervenants et les sessions sont optimales. J’étais heureux d’y participer d’autant que des collègues des précédentes promotions m’ont incité à y aller. Et puis il était intéressant d’avoir un ressenti en tant que membre du comité directeur pour faire remonter les doléances des uns et des autres et les possibilités d’amélioration.  

Quel a été justement votre ressenti ?  

Franchement, on pourrait penser vu de l’extérieur que l’on a affaire à des entraîneurs déprimés de se retrouver sans emploi et en proie au doute. Mais ce n’est pas du tout cela. Il y a une superbe ambiance et une grosse osmose au sein du groupe qui se crée dès le premier rassemblement avec des stagiaires aux profils différents issus du niveau amateur ou du milieu pro comme Jean-Luc Vasseur (ndlr : l’ancien rémois a depuis retrouvé un poste au Paris FC).  

Qu’avez-vous appris ?  

Beaucoup de choses. Le contenu est très varié avec du terrain mais aussi de l’an-glais, du media-training, du management, du montage vidéo, de la bureautique, la constitution, l’optimisation du réseau... On apprend aussi à se revaloriser.J’en suis ressorti “plus complet”.  

Qu’en est-il de l’expatriation ?  

C’est un domaine qui est également abordé. Le départ à l’étranger n’est pas facile mais représente une porte de sortie très intéressante. D’ailleurs deux stagiaires sont partis à Dubai en cours de saison.  

Quelle est votre vision sur le métier ? 

C’est un milieu où tu passes rapidement “de vie à trépas”. Je ne me plains pas car j’ai plus de 50 ans et je peux bénéficier du système. Aujourd’hui, je n’aimerai pas avoir 40 ans et chercher un poste d’entraî- neur. Le marché est saturé mais il y a heu- reusement des ouvertures et j’en ai profité.  

 

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