EDITO
Depuis longtemps, nous, éducateurs, demandons que tous les entraîneurs d’équipe soient identifiés sur le terrain et ce, pour de multiples raisons.
Est-il vraiment absurde…
…qu’en payant licence et cotisation, les sportifs ne soient pas en droit de revendiquer un minimum de compétence pour encadrer leur activité ?
…d’exiger que tout joueur, jeune ou adulte, fille ou garçon, pour tous les niveaux et les modes de pratique, soit accompagné par une personne formée, enregistrée, licenciée dotée d’une véritable capacité à encadrer et assurant la garantie morale indispensable à la fonction ?
…d’inciter les clubs à se pourvoir en quantité et en qualité d’éducateurs reconnus aptes à assumer cette fonction ?
…de vouloir prévenir, voire réagir, face aux excès, de toutes sortes, commis par certains encadrants vis-à-vis des licenciés, des arbitres et autres acteurs essentiels du football ?
… de préciser l’identité de l’éducateur à l’engagement de l’équipe et l’inscrire sur la feuille de match en tant que tel ?
En ce sens, le projet « Une Equipe – Un Educateur » existe depuis 2011, partagé, « marketé et vendu » par la FFF dans le cadre de l’Euro 2016, sans que les décideurs concrétisent cette action tellement louable… simplement par manque de courage politique ou de volonté plus insidieuse de ne pas reconnaître, ceux qui, par milliers, prennent en charge, au quotidien et souvent seuls, l’ensemble de nos pratiquants.
A ce jour, rien de concret alors que l’UEFA incite toutes ses nations à aller en ce sens soulignant ainsi le retard que prennent nos clubs. Peut-on, aujourd’hui, négliger autant l’accompagnement, l’éducation, la socialisation et la santé de tant de sportifs ?
Les outils existants, institutionnels (contrôle d’honorabilité, carte professionnelle), fédéraux (caution, enregistrement, licence, label…) et les programmes de formation sont réels. Alors qu’attendons-nous ?
L’UNECATEF se veut force de proposition et, en ce sens, souhaite que ce principe soit mis rapidement en place pour toutes les équipes inscrites dans les activités de la FFF. C’est un devoir de moralité et de crédibilité, un engagement fort de la part de nos institutions. Il s’agit bien là de légitimer enfin une famille d’acteurs indispensables au Football et d’assurer une qualité d’encadrement nécessaire aux yeux des sportifs, des parents, de l’ensemble des institutions administratives et décisionnaires.
Par François Blaquart.