COMMUNIQUÉ DE PRESSE PARIS, LE 3 JUILLET 2026
Alors que la signature de la Convention Collective du Football Professionnel Fédéral applicable à la Ligue 3 constitue une avancée historique pour la structuration du football masculin, l’UNECATEF, par la voix de son président, déplore vivement qu’un accord similaire, basé sur les
mêmes exigences de professionnalisme et d’égalité de traitement, n’ait pu être trouvé pour les entraîneurs et les staffs techniques des clubs de football féminin professionnel.
LA DÉCLARATION DE BERTRAND REUZEAU, PRÉSIDENT DU SYNDICAT :
« Malgré de nombreux mois de négociations et une volonté réelle d’aboutir, aucune convention collective n’a pu être signée pour les entraîneurs et les staffs techniques des clubs d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue. La raison de cet échec réside dans une divergence persistante sur les exigences minimales de diplômes. Sur ce point, l’UNECATEF défend une position de conviction
profonde : les entraîneurs qui accompagnent des joueuses professionnelles doivent impérativement disposer d’un niveau de qualification adapté (le BEPF pour les entraîneurs principaux, le BEF pour les adjoints et le CEG Pro pour les entraîneurs des gardiennes).
Comment peut-on prôner l’égalité entre les femmes et les hommes dans les discours et accepter, dans les faits, une vision dégradée de l’encadrement des techniciennes et techniciens du football féminin par rapport à leurs homologues masculins de Ligue 3 ? Pour tenir compte de la réalité spécifique d’un secteur encore en structuration, nous avons pourtant proposé un mécanisme dérogatoire progressif allant jusqu’en 2029 pour les professionnels déjà en poste. Cela aurait permis d’associer pleinement à ces discussions la Fédération Française de Football, sa Direction Technique Nationale ainsi que l’UEFA. Rappelons d’ailleurs qu’à compter de ce 1er juillet 2026, la plupart de nos voisins européens exigent déjà la détention de la licence UEFA Pro pour l’encadrement au plus haut niveau.
Supprimer ces exigences, c’est accepter que des joueuses professionnelles soient encadrées sans les garanties de compétences requises partout ailleurs. Une telle logique interroge profondément sur la qualité de la formation des joueuses et sur l’ambition réelle portée pour le football féminin français. Après des années de développement incarnées par l’augmentation du nombre de
licenciées et de clubs, ce dernier mérite enfin un niveau de professionnalisation équitable afin de garantir un haut niveau durable, des joueuses protégées, des clubs structurés, ainsi que des entraîneurs qualifiés. En excluant les techniciens du périmètre conventionnel, on freine brutalement cette ambition.
Dans cette attente, les contrats de travail des entraîneurs des clubs d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue restent soumis aux seules dispositions de la Convention Collective Nationale du Sport (CCNS). Ce cadre généralisé ne garantit en rien les protections spécifiques et nécessaires à des entraîneurs qui exercent pourtant au plus haut niveau.
L’UNECATEF demeure néanmoins pleinement disponible pour poursuivre les échanges avec l’ensemble des parties prenantes pour contribuer à la construction d’un cadre conventionnel ambitieux, protecteur, équitable et structurant pour le football professionnel féminin et son encadrement technique.
Un rendez-vous a été manqué. Nous ne pouvons pas nous permettre d’en manquer un autre. »
CONTACT
Richard DÉZIRÉ
r.dezire@unecatef.f