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Christophe Baudez : « Beaucoup de qualité au sein de la sélection botswanaise »

  • Quel a été votre parcours jusque-là ?

J’ai joué au football étant jeune et fait des études pour devenir préparateur physique, à Lille, d’où je suis originaire. Après différents stages, j’ai voulu tenter l’expérience à l’étranger car j’ai toujours été un voyageur dans l’âme. J’aime bouger, découvrir de nouvelles cultures, arpenter le monde à la découverte de l’inconnu. J’ai donc eu l’opportunité d’aller exercer dans un premier temps à La Réunion, auprès d’un club de Régional 1 et de la sélection féminine de la Ligue réunionnaise de football, puis dans plusieurs clubs professionnels d’Afrique du Nord, grâce à certaines rencontres.

  • Dans quels clubs avez-vous exercé ?

J’ai commencé en Libye avec Al Ahli Benghazi, en 2013, pendant deux saisons, puis l’Ismaily SC en Egypte, durant un an, et le CA Batna, en Algérie, de 2016 à 2018. J’ai aussi eu la chance de faire un stage en Argentine, à Boca Juniors, avec la cellule performance. Puis, je suis retourné à La Réunion, où je vis encore aujourd’hui. J’y ai mon pied-à-terre et une salle de sport santé dans un centre médical, où je m’occupe de tout ce qui est réathlétisation et préparation physique individuelle.

« Ce qui m’intéresse, c’est le challenge sportif, dans un premier temps, et découvrir de nouvelles cultures et mentalités, dans un second »

  • Vous êtes donc préparateur physique de la sélection du Botswana en parallèle ?

Tout à fait. C’est ma première expérience au sein d’une sélection nationale. Je fais des piges pour le Botswana depuis 2019, lorsqu’il y a des matches internationaux, comme pour les rencontres éliminatoires de novembre pour la Coupe d’Afrique des Nations. L’idée était de leur faire une préparation physique de six semaines pour que les joueurs soient prêts pour les deux rencontres, sachant qu’ils n’avaient plus foulé les terrains depuis sept mois, à cause du Covid-19. Nous sommes encore en course pour la qualification.

  • Et quel est votre retour d’expérience sur vos missions au sein de la sélection ?

Je suis évidemment très heureux de faire partie de l’aventure. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le challenge sportif, dans un premier temps, se qualifier pour la CAN 2022, et découvrir de nouvelles cultures et mentalités, dans un second. On est en perpétuelle adaptation. Que demander de plus ici ? Le pays est dingue, magnifique, où la nature est très présente. C’est un territoire très sauvage, avec peu de population, une super mentalité, tout ce que j’aime. Mais au-delà de ça, il y a beaucoup de qualité au sein de la sélection. Notamment au niveau athlétique en ce qui me concerne, mais aussi techniquement, tactiquement et mentalement. Les joueurs comprennent vite. Le travail y est très intéressant. On apprend au quotidien. »

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