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Communiqué de l’Unecatef : Les entraineurs, grands oubliés des mesures contre les violences dans les stades

Les entraineurs, grands oubliés des mesures contre les violences dans les stades 

« Désormais, lorsqu’un arbitre ou un joueur est physiquement blessé par un projectile issu des tribunes, le match sera systématiquement et définitivement interrompu », ont annoncé Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports, ce jeudi 16 décembre 2021. Je ne conteste en aucun cas cette décision mais il est dommage de prendre en considération l’agression des joueurs et des arbitres sans se poser la question des autres acteurs que sont les ramasseurs de balle, les stadiers, les médecins qui rentrent sur le terrain, les délégués qui sont au bord de la touche… et les entraineurs !

Nous sommes une fois de plus les grands oubliés et c’est fatiguant. Il faut toujours rappeler que nous sommes là, que nous sommes aussi des acteurs du jeu et qu’il est donc hors de question de reprendre un match si l’un d’entre nous est touché par un projectile au même titre qu’un joueur ou un arbitre. Je ne pointe pas une mauvaise intention de la part des décisionnaires, mais je constate simplement cet oubli permanent qui traduit un manque de considération à notre égard. Il n’y a pas de différence à faire quand un des acteurs du match est victime de tels agissements.

L’autre interrogation concerne la définition de la blessure physique susceptible d’entrainer l’arrêt d’une rencontre. Faut-il qu’il y ait une marque visible ? Et dans ce cas qui prendra la décision ? Est-ce le médecin ? Est-ce l’entraineur, qui dira au médecin ce qu’il doit faire ? Ou alors est-ce le président qui dira à l’entraineur ce que le médecin doit faire ? Cela ne semble pas très clair. Pourquoi d’ailleurs faire référence à une blessure physique alors qu’elle peut tout aussi bien être psychologique pour justifier l’incapacité d’un acteur de reprendre la partie.

Le fait de fixer une durée maximale de 30 minutes pour prendre la décision d’arrêter ou pas le match, autre mesure annoncée, est en revanche une bonne chose. Nous sommes tous d’accord également pour dire que ni les entraineurs, ni les présidents ne doivent pouvoir intervenir pour mettre la pression sur les arbitres !

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