Courbis ombre

Salut Rolland !

RoLLand, avec deux L disait son père… pour qu’il puisse voler très haut .

Courbis, un nom à consonance grecque qu’il utilisa pour un transfert improbable à l’Olympiakos en 1973 au nom d’un arrière grand-père originaire de Salonique qu’il s’était inventé ! Voilà Rolland, exceptionnel ami quelque soit le monde auquel vous apparteniez, pagnolesque et romanesque en même temps, d’une fidélité sans partage mais surtout fou de foot.

Il a quelquefois dribblé la légalité, il en paya le prix. Il ne se plaignait jamais. Lui le défenseur central rugueux devint dès le début de sa carrière un amoureux du talent. C’était un metteur en scène, il faisait son casting, prévoyait un scénario et à partir de ce cadre laissait ses acteurs développer tout leur sens de l’improvisation.

Pêcheur passionné ( « dans les deux sens du mot pêcheur « aimait il a plaisanter) rien ne le faisait plus vibrer que la prise d’un poisson au petit matin sur les rochers de l’Isolella à Ajaccio. C’était un amoureux du singulier , de l’exceptionnel dans la simplicité

Que d’heures passées à revisiter un match, à dénicher un point faible chez l’adversaire, à chercher souvent à l’impacter psychologiquement par une formule . Rolland savait, comme Mme de Stael que « la gloire est le deuil éclatant du bonheur » Il se moquait de la gloire. En bon et bel épicurien, seul le bonheur l’obsédait.

Clara lui avait appris à relativiser, à nuancer.

Aujourd’hui on pense beaucoup à Stéphane et Olivia.

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