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Trois questions à Alexis Capela Clara, Responsable technique du Pays d’Aix FC et éducateur des U18

Responsable technique du Pays d’Aix FC et éducateur des U18, Alexis Capela Clara revient sur cette saison délicate pour les jeunes footballeurs et nous explique ce que le club provençal met en place pour suivre ses licenciés.

Comment poursuivre le développement des jeunes joueurs dans une telle période ?

Il faut s’adapter et surtout bien les accompagner. Par exemple, au PAFC, nous avons beaucoup fonctionné avec des entretiens à distance, individuels puis en groupe selon les postes. Nous avons fait du travail vidéo en lien avec notre projet de jeu dans le but d’améliorer la compréhension du jeu et l’intelligence tactique afin de continuer à faire progresser les garçons. En période de déconfinement et selon les disponibilités, des entraînements individuels ont été proposés pour travailler techniquement et physiquement. Il fallait faire preuve d’adaptabilité avec chacun et surtout, assurer un suivi hebdomadaire de qualité. Concernant les entraînements collectifs sans contact, il a fallu se montrer inventif et créer des jeux pour se développer et conserver ce côté « compétition » qui est important à l’intérieur d’un groupe.

Justement, que mettez-vous en place pour pallier cette absence de compétition ?

Nous instaurons des jeux où les joueurs sont au maximum en concurrence les uns avec les autres (nombre de buts marqués sur un exercice de finition, nombre d’exercices réussis sur des ateliers techniques…). Lorsque nous travaillions à distance, nous avions mis en place des QCM à propos du travail d’analyse vidéo ou alors des défis à relever en se filmant. Évidemment ces initiatives ne peuvent pas perdurer dans le temps car rien ne remplace la compétition. Il tarde à chacun de pouvoir la retrouver.

Sera-t-il possible de rattraper le temps perdu ces deux dernières saisons en terme de formation de joueurs ?

Je pense que oui mais cela prendra du temps. Nous avons perdu des heures d’entraînement et de compétition et nous aurons besoin de patience pour y pallier. Pour cela, une des solutions qui me vient à l’esprit serait de créer des championnats avec plus d’équipes pour jouer plus de matchs ou alors mettre en place un nombre plus important de rencontres amicales. Nous pourrions aussi augmenter le nombre de séances, en développant par exemple des sections sportives, en s’entraînant plus tard le soir comme cela est le cas en Espagne, voire même le samedi. Il n’y a pas de problèmes, que des solutions et c’est à nous éducateurs de trouver les plus adéquates pour accompagner les joueurs dans leur formation et aller de l’avant malgré le contexte.

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